Patrimoine agricole


Il est révélateur de l’activité agricole, viticole et artisanale de la Commune. La ville a entrepris de préserver ce patrimoine voire de procéder à sa restauration (Usine à câpres reconvertie en Centre d’Art Sébastien, Moulin de Marini, Bastide de Nartette…).

Il fait l’objet d’une exposition permanente au sein de la Maison du Terroir et du Patrimoine, propriété de la Communauté de Communes Sud Sainte Baume.


Le vignoble de la Bourrasque
(63 ares) :


Depuis le 25 mai 2002, la commune est propriétaire  du Moulin de Marini et des vignes environnantes. Ces dernières sont exploitées en régie municipale. Ainsi, Saint Cyr sur Mer est une des seules communes viticultrices de France. Autrefois, le Moulin fournissait de l’huile d’olives.  texte

Les aires de battage

(Etude effectuée par Anaëlle Habay et Mélissa Fabre, étudiantes en  2ème année de BTS Tourisme, Animation et gestion touristique locale, Lycée des Métiers de l'Hôtellerie et du Tourisme Provence Méditerranée)

Saint Cyr sur Mer comporte quelques aires de battage utilisées autrefois pour le tri de grain de blé.

Destinée à battre les blés et autres céréales comme l’épautre, l’aire de battage était une étape importante pour la fabrication de la farine et du pain. Lors de cette étape, les graines sont séparées des épis.  Les différentes techniques employées ont évolué au cours du temps  On distingue selon les régions:

- Le battage, qui est réalisé manuellement à l’aide d’un bâton ou d’un fléau et qui ne nécessite pas de bêtes.

- Le dépiquage ou foulage, obtenu par piétinement humain ou animal.

En Provence, le foulage par piétinement de l’animal est la méthode prédominante.

aire de battage Chateau Pradeaux




Certaines aires peuvent atteindre les 20 mètres de diamètre, comme l’aire Château Pradeaux à Saint Cyr sur Mer.

           Aire de battage Château Pradeaux


Construction de l'aire

Il existe des aires caladées, c’est-à-dire pavées de pierre. Le rayonnement était en étoile ou en bandes rectangulaires.. Cette technique est la plus coûteuse mais elle dégageait moins de poussière et demandait moins d’entretien.



Aire de battage Jas des Amandiers   Aire de battage Nartette
     Aire de battage du Jas des Amandiers                             Aire de Battage de Nartette
 

Comme le montrent les photos des aires du Jas des Amandiers et de Nartette, on trouve des aires circulaires, mais aussi, et plus rarement, des rectangulaires au sein d’une même région. Certains possèdent des rayons en pierres, que l’on appelle « raidisseurs » (Château Pradeaux). Ils permettaient de maintenir les autres pierres calées entre elles. Ce système, en étoile, assure la stabilité de l’ensemble. Il y a aussi des aires avec de grosses dalles posées par les hommes ou encore recouvertes de carreaux ou de briques. Dans ce cas là, l’animal n’était pas utilisé, le travail se faisait au fléau à main. 

Préparation de l'aire

Il faut préparer l’aire de façon à aplanir et à durcir la surface en arrosant le sol, y étendre de la paille, et en faisant tourner une bête sur la surface pour tasser le tout. Les aires étaient toujours installées en plein soleil, car, d’une part, la surface se durcit plus facilement avec la chaleur, et d’autre part, la chaleur et la sécheresse faisaient éclater les épis plus facilement. Les aires sont également situées dans des endroits ventés, bien souvent dans des passages où souffle le mistral pour bien éventer et nettoyer le grain. Une fois les gerbes disposées sur l’aire, le paysan, armé d’un fouet et debout au centre de l’aire faisait tourner les bêtes en les guidant.

Barrulaire

Les épis, piétinés par l’animal, éclataient et libéraient le grain.

L’arrivée du « barrulaire » au 19ème siècle entraine une amélioration: Il s’agit d’un rouleau en pierre d’environ 60 cm de diamètre et qui pèse entre 150 et 200kg. Sa forme est légèrement conique, sa surface est cannelée de manière à préserver les grains tombés au sol. Le barrulaire est attelé à la bête pour faciliter le travail et gagner en temps. Cependant, ce système ne faisait pas l’unanimité. Pour certains, le rouleau même cannelé écrasait les grains.


 

En parallèle au barrulaire, l’aire est perfectionnée. Au centre de l’aire se trouve une pierre avec un trou. On y plante un mât en bois, d’environ 2 mètres.  On installe à son sommet une bobine que l’on appelle tourniquet autour duquel s’enroule une cordelette, plus longue que le rayon de l’aire.

Cette cordelette est rattachée au coté gauche de l’animal. L’animal, en faisant le tour de l’aire, enroule cette cordelette, ce qui a pour effet de raccourcir la longueur de la corde et ainsi de rapprocher l’animal jusqu’au centre. Arrivée au centre de l’aire, la bobine est retournée afin qu’elle se déroule en sens inverse. Là l’animal repart de l’intérieur vers l’extérieur de l’aire. La surface de l’aire est ainsi entièrement piétinée.