Anecdotes historiques

Les écoles communales Blache

Quand en 1833, le ministre Guizot demande à toutes les communes de France de construire une école. St Cyr alors jeune village de seulement 8 ans avait devancé l’appel depuis 1827. Les écoles étaient situées rue St Come, aujourd’hui rue Roger Moutte, dans les bâtiments occupés actuellement par la bibliothèque municipale. Ce fut le premier achat immobilier de la commune. Un instituteur y était engagé. L’école n’était pas obligatoire et les enfants parlaient alors le patois provençal, il y avait une seule salle de classe ouverte aux enfants et aux adultes moyennant 2 frs pour la première année d’enseignement.

En 1885 suite à l’agrandissement de la commune, aux lois républicaines sur l’école il fallut en construire une nouvelle.


















Un riche et généreux donateur St Cyrien, Mr Romain Blache a fait don à la Commune de terrains situés Boulevard Alemendi (aujourd’hui Bd Jean Jaurès) imposant que les écoles portent son nom et que son buste soit implanté à l’entrée de l’école. Ce bâtiment sera suffisant jusqu’à 1950 environ. S’y côtoieront les écoles primaires et maternelles. En 1965 les bâtiments furent affectés pour le collège qui faillit disparaître faute d’effectifs suffisants. Les élèves du primaire et de la maternelle s’installèrent dans des écoles construites tout près de là, l’école maternelle Salvador Torres porte le nom d’un Adjoint Municipal délégué aux écoles, décédé pendant son mandat, le 13 août 1975.

L’école mixte I située Boulevard De Lattre de Tassigny prit le nom du « Petit prince » en 1996, entre temps les écoles mixtes II, Jean de Florette , Manon des Sources et Regain furent construites. Au 21ème siècle la dernière école fut la Dédière.

Le quartier de la gare et la construction du remblai

Pour faire passer le train du quartier des Pradeaux jusqu’au tunnel situé sur la colline de la gâche (soit 2Km environ) il a fallu construire un remblai puisqu’entre ces deux points il existe un dénivelé de 10 à 12 mètres de hauteur par endroit. La municipalité est alors dirigée depuis 1855 par Charles Honoré Giraud. Celui-ci s’oppose farouchement à la construction du remblai. Lors du conseil municipal du 3 août 1856, il présente ses arguments contre. Les eaux pluviales ne pourraient pas s’écouler correctement si un remblai faisait barrage (St Cyr fut inondé en1831 !) et l’air marin serait bloqué ce qui serait une source potentielle d’épidémie et de choléra (8 morts de choléra à St Cyr en 1855 !). Il fallut construire une gendarmerie pour surveiller les travaux car ils étaient essentiellement exécutés par des forçats logés au quartier de la Moutte. La gendarmerie surveillait également le virulent édile farouchement opposé à la construction du remblai. Les plaisantins St Cyriens le surnommèrent jusqu’à sa mort « Giraud le remblai ! ». Il inaugura malgré tout la gare le 18 mai 1859, mais les St Cyriens changèrent de maire en 1860 !
















A noter que le quartier situé près de la gare se nomme le quartier « Bel air » là où il n’y a plus de remblais… Mr Giraud avait-il raison ?

La gare au début du siècle était sans aucun doute le quartier le plus animé du village. Par le chemin de fer était expédié le sable de la carrière de la Madrague, les billots de bois qui servaient à faire des planches, une grande partie de la production de vin était expédiée, et ce qui valut à Saint Cyr le surnom de « St Cyr les bonbonnes !».Les primeurs et les immortelles acheminés dans l’Europe entière. Certains trains portaient le nom de « trains des fleurs ». Sans oublier les Marseillais qui allaient à la plage et à la pêche les jours de fête…et tous ceux qui se rendaient à Marseille ou Toulon pour leur travail. Pour la petite anecdote, quand les Frères Lumière tournèrent leur film, l’entrée du train en gare de la Ciotat le train arrivait de Saint Cyr