Histoire

Les premiers Saint cyriens

L’histoire de Saint Cyr commence à l’époque néolithique vers 4000 ans avant JC. Les débris de silex et de poterie retrouvés sur plusieurs sites autour du quartier de la Madrague témoignent d’un habitat sédentaire : les premiers Saint cyriens vivaient à l’âge de la pierre polie.

Des fouilles effectuées au début du XX° ont révélé une occupation humaine continue sur une large période, autour de cette zone : les ligures, peuple issu de l’âge de bronze, sont rapidement assimilés par les grecs, qui leur apprennent « à tailler la vigne et à faire le vin » puis les romains qui font fructifier l’héritage grec.

Amphores, poteries, dolium : ces d’indices concordent à prouver l’existence à cette époque de centres industriels et de lieux spéciaux de fabrication, et par conséquent de lieux de commerce. Ces objets sont aujourd’hui exposés au Musée de Tauroentum.

Les origines antiques de Saint Cyr sur Mer 

La découverte de vestiges antiques a contribué à alimenter la légende de la cité du même nom. Cette dernière s’étendait sur une zone située entre la Madrague, Les Baumelles et Le Plan de la Mer.

Les historiens ne sont pas parvenus à établir de manière certaine la présence d’une escale grecque fondée en 536 avant JC, appelée Taurois, devenue Tauroentum (période romaine). En l’absence d’éléments probants, il est légitime de se convaincre que des grecs venus de Phocée aient pu s’échouer dans la baie des Lecques pour s’y installer.

Au 1er siècle de notre ère, les romains apprennent à tirer parti des lieux. Bâtisseurs hors pair, ils construisent une « villa » (actuel musée de Tauroentum), autour de laquelle s’organise la vie économique que l’on imagine aisément prospère. La villa gallo-romaine est un lieu d’habitation, mais également le centre d’exploitation d’un domaine agricole.

Au 3ème siècle, un cataclysme l’engloutit. « L’effondrement» se situerait au niveau du quartier du Plan de la Mer : l’existence d’un port important en ces lieux est avérée, ce qui suppose des échanges commerciaux intenses, notamment des exportations de vin. Avec la disparition de la cité antique, les survivants quittent le bord de mer inhospitalier, ses marécages et ses sables mouvants, pour se réfugier dans les terres.

De Sanctus Syrius à Saint Cyr  Sur Mer

Du 5ème au 6ème siècle, la région est en proie aux invasions barbares, ce qui explique que les habitants gagnent les hauteurs où se situe Cathédra (en provençal, la Cadière).

Jusqu’au X° siècle, le territoire compte très peu d’âmes.

A partir de ce siècle, le terroir de Cathédra comprend, outre Bendorium (Bandol), Sanctus Syrius (Saint Cyr). Cette dernière est un hameau modeste dont le nom fait référence à Saint Cyr, fils de Sainte Julitte. Les terres appartiennent à Conrad le Magnifique, roi de Bourgogne et d’Arles, qui les offre par la suite à Guillaume 1er, Comte de Provence, pour le récompenser d’avoir chassé les Sarrazins. Celles-ci passent successivement entre les mains de Guillaume II qui en fait don à sa seconde épouse et à son frère Honoré, évêque de Marseille. En octobre 966, les moines de Saint Victor de Marseille sont les nouveaux donataires.

De fait, un grand nombre de textes omettent le nom de Saint Cyr sur Mer dont l’histoire se confond avec celle de la Cadière jusqu’au 6 juillet 1825, date à laquelle les hameaux de San-Céri et des Lecques sont détachés de cette Commune par ordonnance du roi Charles X. 

A cette date, San-Céri s’étend sur 2100 ha pour 1300 habitants, comprend 53 habitations. Aux Lecques, 33 bâtisses sont dénombrées. A la Madrague, 8 sont recensées.

En 1838, la Ville se nomme Saint-Cyr-de-Provence. Par décret présidentiel du 21 octobre 1907, la Commune devient officiellement Saint Cyr sur Mer.